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Un soupçon de fatigue

 Un soupçon de fatigue

Égoïste je dois être, insociable je dois paraître aussi.
Ne plus avoir envie de rien, pas de compagnie (ça dépend laquelle), pas de sexe aussi...
Des petits couples de jeunes passent devant moi et cela ne me dit pourtant rien de vivre la même chose qu'eux, trop pathétique trop superficiel...
D'où me vient cette envie de solitude, ce besoin de protection vis-à-vis de l'autre.
Une répugnance, une déception ancrée en moi, une tristesse dessinée par mes traits.
Une solitude lisible dans mon regard, un regard lointain que je porte sur tout ce qui m'entoure.

La meilleure compagnie que je me suis trouvée est un bouquin, un café (verre d'eau) et ma cigarette. Car tous ces objets ne me portent pas préjudices sur mon moral.
Sortez les parapluies il pleut, un mercredi sous les nuages et les gouttes, un mercredi maussade qui me perturbe et me fatigue.
Un temps que me fait réfléchir sur tant et tant de choses...
Je suis à mon bar préféré car il n'y a pratiquement personne, et que les serveur (ses) sont antipathiques. J'appréhende même le moment où la serveuse blonde aux gros mollets m'ordonnera d'enlever mon pied de la chaise.]J'ai dans les oreilles, une musique à écouter pour remonter la pente « my mother had a brother (400 fois) » by George Michael, j'ai nommé : la musique cafard, la musique qui broie du noir.

J'étais tranquille, seule, jusqu'au moment ou 4 vieillards ont voulu s'asseoir à côté de ma table ( sachant qu'il y a plus de 200 place autour de nous, ou est l'erreur ? )
D'après ce que je pense, ils ont rapidement compris que je désirai cela autant que d'aller me faire voir.
C'est pour cela qu'ils se sont déplacés un peu plus loin, à l'écart de la négativité que je porte sur le front tel un ruban adhésif.
Café terminé, je passe au jus d'orange sois disant pressé, il faut bien que je me re-dynamise un peu afin d'envisager les démarches que je vais effectuer vis-à-vis des clients à qui je vais essayer de briser le porte monnaie.
Cette manipulation, ne me plait guerre, mais que ferait-on pas pour un chèque en fin de mois ? Enfin personnellement, je sais pas vous mais moi j'ai déjà ma petite idée sur ce dont à quoi je ne toucherai point... je vous laisse imaginer....

Le patron du bar vient de s'asseoir à mes côtés, on a un peu papoté, je crois qu'il m'apprécie bien et moi aussi d'ailleurs. ( il manquait plus que je renverse le jus d'orange sur mon pull, j'ai tellement bonne mine maintenant ...)
J'aime bien son côté ronchon, je crois bien aimer uniquement les gens antipathiques et méchants.
C'est dû a quoi ? Je n'en sais rien, certainement dû au fait que lorsque l'on s'en prend sans arrêt dans la tronche, on commence à apprécier cela (masochiste je dois être, à rajouter dans ma liste de défauts incorrigibles.)
Je n'aime point la gentillesse des gens, je n'aime point les gens qui ont toujours le sourire aux lèvres. Ils m'ennuient et on l'air plus con qu'autre chose. Je leur envie peu être leur bonheur, je leur envie sans doute leurs sourires niés et provocateurs.
J'en sais trop rien et ça m'est égale.
Je vais bientôt devoir aller travailler, quel supplice de devoir travailler alors qu'un lit bien chaud m'attend les bras ouverts chez moi. Tandis que je suis là, à cette terrasse, à me geler avec mon pull trempé et collant de jus d'orange (qui n'était d'après le goût, non pressé encore une fois)
Ça n'a aucun sens tout ça, mais qu'es-ce que réellement le sens ?

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 10:25

Modifié le dimanche 20 avril 2008 11:53

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